Rallycross de Belgique – A la rencontre de Pierre Arnaud, l’ingénieur de Grégoire Demoustier

66 DEMOUSTIER Gregoire (BEL) Sebastien Loeb Racing Peugeot 208, action during the Coyote World RX in Belgium 2018, circuit jules Tacheny, on May 11 to 13th -  Photo Paulo Maria / DPPI

 

Au terme d’un week-end où il évoluait à domicile, Grégoire Demoustier dresse un bilan contrasté pour la troisième manche du Championnat du Monde de Rallycross. Le pilote belge du Sébastien Loeb Racing s’est parfaitement repris en fin de meeting après deux premières manches de qualifications pour le moins compliquées ! Avec deux nouveaux points dans son escarcelle, ‘Greg’ repart de Mettet avec la satisfaction d’avoir progressé tout au long de ce troisième ‘round’ et profite de ce rendez-vous pour nous présenter son ingénieur d’exploitation, Pierre Arnaud.

 

 

Le résumé

Classé au seizième rang lors des deux premières manches de qualification, Grégoire Demoustier ne peut se satisfaire d’un tel résultat. Toute l’équipe du Sébastien Loeb Racing se met alors au travail pour retrouver une position plus conforme au potentiel du pilote et de la Peugeot 208 WRX. Rapidement, le travail du Sébastien Loeb Racing est récompensé puisque dimanche matin , ‘Greg’ améliore ses résultats lors des Q3 et Q4 et termine son week-end sur une bonne note.

Grégoire Demoustier (Pilote Sébastien Loeb Racing) : « Pour résumer mon week-end, je dois avouer que la première journée était assez frustrante car à Montalegre nous commencions à entrevoir un début de performance et de résultat face à nos adversaires et nous n’avons pas réussi à retrouver ça ici. On avait du mal à comprendre, moi-même j’avais l’impression de mieux conduire et d’attaquer plus, mais les chronos étaient bien moins bons donc c’était un peu frustrant. Du coup, on a essayé de se remettre en question, on a modifié quelques réglages ce qui nous a permis d’améliorer nos temps d’un coup ! En Q3 et en Q4, c’était mieux mais avec tous les faits de course ce n’est jamais simple. Le bilan global reste positif puisque nous avons mis le doigt sur ce qui n’allait pas même si j’aurais aimé briller un peu plus ici. Au final on poursuit notre apprentissage et je n’oublie pas que je dois moi aussi progresser ! »

 

66 DEMOUSTIER Gregoire (BEL) Sebastien Loeb Racing Peugeot 208, action during the Coyote World RX in Belgium 2018, circuit jules Tacheny, on May 11 to 13th -  Photo Paulo Maria / DPPI

 

 

La chronique

De Mettet à Lohéac, en passant par Silverstone ou encore Riga, ‘Greg’ vous ouvre les portes du Sébastien Loeb Racing en mettant à l’honneur, course après course, un membre de son équipe. Premier maillon la chaîne à se dévoiler, Pierre Arnaud, l’ingénieur d’exploitation … mais pas seulement !

« Je voulais profiter de cette escale belge pour vous présenter mon beau-frère-ingénieur d’exploitation ! J’ai rencontré Pierre pour la première fois à l’époque où je roulais en GT. C’est un gars du sud mais qui a passé pas mal de temps en Belgique et c’est le compagnon de ma soeur et donc le père de mon neveu depuis peu. On a une relation assez particulière puisqu’on se voit en dehors des courses. Cette année, nous avons décidé de travailler ensemble pour notre plus grand bonheur, ça se passe très bien et nous n’avons pas le droit de nous disputer ! » Greg.

Pierre Arnaud (Ingénieur d’exploitation de Grégoire Demoustier au sein du Sébastien Loeb Racing) : « A la base, je suis ingénieur d’exploitation et je n’avais fait que du circuit jusqu’à cette année. J’ai commencé ce métier il y a huit ans déjà. Grégoire avait pas mal roulé les années précédentes dans différentes disciplines et il a découvert le Rallycross l’an dernier et c’est ce qu’il préfère désormais. Son père Jean-Paul s’est alors dit qu’il avait un ingénieur dans la famille car je suis le beau-frère de Grégoire, et qu’il pourrait m’associer à ce projet à condition que ce dernier m’intéresse. Ce fut le cas donc j’ai été intégré au projet dès le début puisque j’ai réalisé les calculs et les dessins pour créer la voiture. Ensuite, j’ai participé au montage de la 208. Pour faire simple, de l’idée de la voiture jusqu’à la réalisation des pièces, le montage et désormais l’exploitation j’étais présent, donc c’est un des plus beaux projets auquel j’ai pu prendre part et en plus c’est un projet familial ! Je vois rouler la voiture que j’ai créée donc on est loin de l’exploitation pure et simple. Nous avons terminé cette voiture assez tard, nous avons même dû faire l’impasse sur les premiers essais officiels mais nous étions présents aux seconds. Avant d’attaquer la saison, le bilan de trois jours d’essais était assez maigre car les autres concurrents ont déjà l’expérience des saisons précédentes et la plupart des autres équipes ont des voitures d’essai alors que nous devons nous contenter de cet unique exemplaire. Forcément, on paie ce manque d’expérience au niveau des résultats. Pour moi nous sommes là où nous devons être. Après, c’est assez intéressant car nous apprenons tous en même temps, que ce soit ‘Greg’ au niveau du pilotage, moi en ce qui concerne l’exploitation, l’équipe également car au sein du Sébastien Loeb Racing le Rallycross c’est tout nouveau même si ils peuvent compter sur leur expérience des autres disciplines et sur celle de Sébastien bien sûr. La voiture est saine et bien née donc c’est déjà une chance pour nous. Pour en revenir à ma relation avec Greg, il est clair que le côté familial joue car évidement on se fréquente en dehors des courses, mais le week-end c’est moi qui décide de tout ce qui doit être fait sur la voiture au niveau technique, qui le ‘coache’ mais on a vraiment une bonne relation. C’est très facile de travailler avec lui. L’intégration au sein du Sébastien Loeb Racing s’est très bien passée. Quand le chef de voiture Yannick et ‘Bobby’ le deuxième mécanicien sont venus faire le montage de la voiture chez Richard Tur d’Onroak Automotive pour qui c’était nouveau aussi, il ne faut pas l’oublier, nous avons travaillé main dans la main. Il y a toujours un décalage entre les bureaux d’étude et le côté pratique que les mécaniciens voient immédiatement. Par exemple, il ne faut pas qu’il y ait cinq types de vis pour une même pièce afin de ne pas perdre de temps. C’est pour ça qu’avec le Sébastien Loeb Racing ça s’est bien passé dès le début, chacun à mis sa pierre à l’édifice. Je misais beaucoup sur l’équipe d’exploitation et nous n’avons eu aucune casse mécanique qui nous a mis en panne, la voiture a toujours roulé ce qui prouve que le travail est bien fait. Le règlement de ce championnat nous permet de ‘faire’ la voiture comme nous le voulons donc les garçons apportent leur idée sur la conception de la voiture et n’hésitent pas à faire des modifications, tout le monde est très impliqué. Sportivement, l’objectif de cette saison est d’atteindre la demi-finale et d’inquiéter un peu plus les cadors. En ce qui me concerne, je n’ai qu’une envie, c’est refaire une voiture pour améliorer encore ce qui peut l’être ! »

 

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Auteur Cedric Fray

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